Grand Paradis... du ski. 4061m.

Plus haut sommet au coeur du val d’Aoste, ce sommet porte un nom qui lui va a ravir... Des pentes douces et dociles, un panorama splendide sur l’ensemble de l’arc alpin.

C’est avec Gérhard que je pars vers cette jolie cime, en ce dimanche 22 juin.

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Monté le matin d’Avise, bas dans la vallée, je pensais pouvoir remonter les 27 kilomètres et 1300 mètres de dénivelés à gravir, avant 13 heures. Six kilomètre avant “Pont”, le bout de la route là ou tout le monde troque son véhicule à roue pour ses grosses de montagne, je suis trop court et trop tard. On charge sacoches, remorque et vélo dans la Gérhard Mobile...

Le parking est quasi plein! On ne sera pas seul c’est une certitude!!! En avalant Beaufort et fruits, nous sommes un peu inquiet de ne voir passer que des gens “à pied”... Nous comptions monter les skis, persuadés que la neige est encore suffisamment abondante pour permettre de skier... Notre étonnement grandi, allons-nous être ridicule!?! Heureusement deux Catalans juste redescendus nous rassurent et nous prédisent une “moquette” d’anthologie si l’on si prend bien.

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Le beau temps est au rendez-vous et c’est un réel plaisir de retrouver Gérhard et de partager avec lui ce sommet. Je choisis l’option short/tennis et ski sur le dos, alors que Gérhard en puriste du ski, portera jusqu’au refuge, pantalon et chaussure de ski!!! Je ne sais pas comment il fait!!!

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Deux heures de papotage et nous arrivons au refuge Vittorio Emanuel II, 2732m, déjà archi comble. Le CAI est en force. Nous profitons d’un joli coucher de soleil... et de lyophes toujours aussi gastronomique! Ne pas prendre la demi-pension en Italie est une grave erreur!

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5h00 lever, nous sommes les bons derniers. Tout le monde est déjà partis depuis 3h ou 4h du mat... Mais pour avoir de la bonne neige, il faut savoir partir à point. Le regel est excellent.
Nous partons avec le lever du jour sur les 6h00 passé et ne tardons pas à croiser du monde. Vers 10h00 nous apercevons le sommet et la file impressionnante d’alpinistes foulant pour quelques secondes le sommet, priés prestement de laisser la place à la cordée suivante!

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Notre option d’être bons derniers ne nous dérange pas... Un bon vent d’est rafraichit l’atmosphère et maintien la neige. Ne pressant pas le pas, nous laissons descendre les dernières cordées de l’arête rocheuse et aérienne qui mène au sommet.

p6236332.jpgLe Mont-Blanc tout au loin, à gauche du sérac, avec son versant Italien sauvage et rocheux.

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Alors que je laisse la dernière cordée passer un pas délicat à quelques mètres du sommet... ce n’est autre que la cordée emmenée par Toni Clarasso! le seul guide avec qui j’ai réalisé des sorties. Mais surtout le guide avec qui il y a quelques années, je devais skier le Grand Paradis!?! La météo ne nous avait alors rien laissée faire! La boucle était bouclée... Encore un petit clin d’oeil du hasard!

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Le temps d’échanger un poignée de main, quelques mots, il s’échappe vers le bas, alors que nous rejoignons la Madone qui marque le sommet de ce Grand Paradis. Premier 4000 du Baïcchus Tour.

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Le sommet n’est qu’à nous deux, nous pouvons en profiter à loisir. Les sommets alpins réalisés et à venir sont quasiment tous sous nos yeux. Un régal.

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Nous rechaussons les skis, un peu avant midi. Le vent frais est à peine tombé, mais le soleil a fait son travail à point. dès les premiers virages, c’est du bonheur. Une neige juste comme il faut... de la vraie moquette... du sommet au refuge.

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Un premier jour d’été fêté avec du vrai bon ski!?!

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La suite est très classique... bain de soleil, et bain de foule au refuge, avant de refaire les sacs et d’échanger pompes de skis contre tennis et short. On redescend.

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On charge la voiture et Gérhard me redescend à Valsarenche, là où il m’avait récupéré la veille. J’ai à coeur de finir ce petit bout de route à vélo.

16h30, Gerhard file et je me retrouve seul. Toujours aussi dure les quelques heures qui suivent un retour à la solitude du voyage... J’enfourche mon vélo pour quelques kilomètres  et vous connaissez déjà la suite, raconté dans “Valle d’Aosta, entre Grand Paradis, Mont-Blanc et Cervin”...

Retrouver ici le topo de la voie empruntée...

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2 039 Kms cumulés