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La Grande Casse - Premier “summit” du Baïcchus Tour... Ou la belle histoire d’une ascension improbable.

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Depuis quelques jours le soleil brille sur les montagnes... Après mon attente infructueuse du beau temps à Chamonix, j’ai transité vers la Savoie par le Col des Saisies, jeudi 30 mai... dans l’espoir que vers le sud les conditions y soient plus clémentes. Je pose mon vélo à Albertville, chez Agathe et Pierre mes logisticiens-blogmaster hors paire.

Je m’affaire à la mise à jour du blog et à l’organisation de la suite du voyage deux, trois jours. La météo est au beau jusqu’à samedi midi?! Malheureusement mes compagnons de cordées, des gens normaux avec un vrai travail quoi? ne peuvent se libérer suffisamment de temps pour leur permettre de monter au refuge le vendredi soir et pouvoir tenter avec moi le sommet samedi matin.

Nous sommes jeudi midi, je ne sais plus trop quoi faire... prendre du temps pour organiser la suite ou reprendre le vélo et partir malgré tout profiter du soleil en montagne??? L’inactivité des derniers jours me ronge... Je ne peux pas supporter l’idée de ne pas profité du soleil après tant de jours sous la pluie. C’est décider il faut avancer. Le temps d’un bon plat de pâtes préparé avec soin par Agathe, que les cyclos du Dauphiné libèrent la route, et mon sac est bouclé. La remorque est allégée des choses inutiles, remplacées par les skis, le baudard et tout le nécessaire pour bivouaquer.

Je pars sous un soleil de plomb direction Pralognan la Vanoise, magnifique village alpin situé au pied de la Grande Casse, le plus haut sommet de la Savoie et du massif de la Vanoise. J’échappe de justesse à un gros grain et termine la montée sous les vapeurs moites d’après orage.

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Je ne croise pas grand monde et le village d’ordinaire animé semble bien désert. Le camping est fermé, mettant fin à mon espoir d’une bonne douche réconfortante. Le soir, des brumes trainent encore, accrochées aux sommets.

Je me lève avec un ciel dégagé. Le temps d’avaler un thé bien chaud, quelques gourmandises sucrées et de faire le sac. Je suis près à partir aux alentours de 8h00. Reste encore le problème du vélo et de la remorque que je dois mettre en lieu sûr. Je ne le savais pas encore mais c’est à ce moment que tout c’est mis à fonctionner à merveille. A peine ai-je le temps de faire quelques tours de pédales, un gars en vélo me salut, me demandant où j’allais? “au refuge du Col de la Vanoise...” J’en profite pour lui demander s’il n’avait pas une idée d’où je pourrais laisser mon vélo et ma remorque. Il fait partie du camping et très gentiment me propose de le laisser dans sa guérite d’accueil. Nous échangeons quelques mots sur le temps, les conditions de la montagne et les encouragements d’usages... Une affaire rondement menée. Sac et skis sur le dos, ça pèse un âne mort ... alors profiter de la fraiche pour monter n’est pas un luxe. Le soleil brille de mille feux, j’ai la montagne pour moi tout seul. C’est un vrai bonheur que de pouvoir en profiter.

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Seuls compagnons de montées, quelques chamois et marmottes à la recherche d’herbe fraiche et tendre.

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Je peux rapidement troquer des tennis pour mes skis. Bien heureux de repoter après tant de mois sans montagne...

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La montée s’effectue sans soucis sous le regard imposant de la face ouest de la Grande Casse et des sommets environnants.

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Arrivée au refuge, un couple juste redescendu de la Grande Casse et du couloir des Italiens, me souhaite le bonjour. Ils ne tardent pas à redescendre, le mauvais annoncé pour demain ne les pousse pas à rester. Je me retrouve seul. Un casse-croute frugal et je m’occupe à faire de l’eau en faisant fondre de la neige.

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Le temps passe tranquillement, je lézarde au soleil, profite du paysage. J’espère malgré tout la montée du gardien, car j’ai en fait rien à grailler?!

Vers 16h00, quelques voix annoncent la montée de cordées... J’émerge doucement de ma sieste et du refuge d’hiver, voir l’animation qui se joue dehors ... La fraiseuse-déneigeuse du gardien est en action aidée par une équipe de pelleteurs. Ils sont affairés à dégager l’entrée du refuge principal. Une voie féminine interpelle mon oreille, les lunettes et le bonnet m’oblige à un peu de retenue, mais il n’y a aucun doute, c’est bien Marthe... une pote d’Anne So, ma miss. Les “Ques-ce tu fou la!” fusent sur un ton amusé et surpris... Elle est accompagnée de Xavier, son copain et de Baptiste, un ami montagnard, fraichement rentré des Kerguelen. La situation est juste improbable, drôle, étonnante et heureuse. Ils sont également montés pour la Grande Casse, par la voie normale à ski. Très gentiment ils acceptent que je me joigne à eux.

Le hasard réserve parfois quelques petites merveilles de surprise que rien ne laisse entrevoir... gratuitement, formidablement bien orchestrées.

Une nuit au rythme des RonRon, des insomnies et des envies de pipi de ses voisins de couchette... 4h30 sonnent.

Les nuages ont déserté le ciel, le regel est parfait... Encore une dure journée en perspective?!

Après un bon p’tit dej’ et les présentations des cordées montées tardivement hier soir, il est temps de se mettre en marche. Aude, fait partie de ces retardataires nocturnes, pote de Baptiste, elle est la cinquième skieuse de notre groupe improbable...

La neige est bien dure, quelques champs de “boulettes”... vestiges d’ avalanches de neige lourdes qui avaient balayées la face quelques semaines auparavant, ne facilitent pas les choses.... Xavier est au commande et mène son petit monde comme un chef. Vers 3000, la pente se raidie, la neige dure nous oblige à remplacer nos skis par les crampons. La pente terminale est un peu fastidieuse, mais le soleil nous accueille au col intermédiaire. Le temps de gravir les deux cent derniers mètres sous le sommet et déjà les nuées venues de l’est embrassent le sommet de la Grande Casse...

Je pose avec beaucoup de plaisir et de joie le pied sur le premier “summit” du Baïcchus Tour. Nous savourons cet instant...

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Le temps des indispensables photos “sommet”, et il faut redescendre.

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Plus très formalisées par le ski, mes cuisses me le font rapidement savoir!!! Pourtant la pente raide en neige dure ne permet pas de se la jouer relaxe... Je laisse le style de côté et prend l’option “ski survie”... beaucoup de dérapage, quelques timides virages, je parviens sans encombre en bas du raide... Reste à passer ces champs de “boulettes”... Tous les styles sont au rendez-vous? Du tout droit Kamikaze, au subtile slalom entre boulettes pour les plus talentueux... je choisie la bonne vieille méthode “à pied”, plus lente mais nettement plus sûre?!

Nous nous retrouvons tous en bas, retour au refuge pour récupérer ce qui y avait été laissé, nous rechaussons les skis. back to Pralognan.

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Super heureux d’avoir enfin pu fouler un beau sommet ... d’une manière aussi jolie, aussi inattendue... en compagnie de super montagnards.

Un bon demi-litre de bière plus tard... avec la master Team ... Marthe, Xav. et Baptiste! j’enfourche mon vélo pour 50 bornes... retour à Abertville... Fin de la première session “vélo-ski”.

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Merci pour votre accueil au sein de votre cordée et de votre bonne humeur... du pur régal.

 

La Grande Casse - 3855m. Voie normale - Topo de l'itinéraire suivi.

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1 865 Kms cumulés

Commentaires

Ah làlà....... 24h de retard sur cette perturbation je montais avec toi... tant pis, ce we on remet ça pour un beau sommet !

Super article...on attend les prochains sommets. Même pas une petite quille a déboucher lą-haut?

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