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Slovénie > Croatie - Sur les traces du Plavac mali...

J'écris ces quelques lignes, alors que je suis déjà loin de Dubrovnik. Je suis repassé en Italie depuis une semaine, de l'autre côté de l'Adriatique, pour un mois de vendanges et de travail en cave...

Le sud de la Slovénie.
Fin aout, je quitte Ljubljana après quelques jours très pluvieux. Je repars malgré la perspective de pédaler de nouveau seul, qui ne m’enchante pas plus que ça!!! Mais je sais à quel point le “stand by” est l’ennemi du voyageur et “avancer” sa source d’ énergie première.

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Je reprend donc la route vers le sud un jour de grisaille et de fraicheur. Au revoir Ljubljana, cette chouette petite ville, full of frenchy, où il doit faire bon vivre.

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Je pensais en avoir fini avec ces cols interminables... la Slovénie et la Croatie m’en gardaient encore quelques un en réserve!
Je galère un peu à sortir de cette grande “petite ville” de Ljubljana! mais je fini par m’y retrouver et la pluie aussi!!! Les villages sont tous aussi beaux, dans ce paysage de moyenne montagne. Chaque maison parfaitement entretenue arbore un jardin ou regorge tomate, salade, fruits en tous genres. La circulation devient rapidement calme et le plaisir de pédaler me reconquière. Un ou deux cols, deux bivouacs sauvages pour ne pas perdre la mains et je passe la frontière à Vinica, en traversant la rivière Kalpa... Douanier toujours aussi souriant et bavard!!!

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Croatia
L’autre rive de la rivière c’est la Croatie. Le changement de paysage est radicale. Je passe d’une campagne agricole et entretenue à la forêt dense et inhabitée. Je prend la route secondaire, direction Oguline... On m’avait tellement prévenue de la qualité limite des routes Croates et de la circulation difficile!!! J’en ai pour mon “argent”. Pas une voiture, pas un village et ma gourde qui se vide à coup de grande gorgée par cette chaleur étouffante!!! Une rivière???? rien a faire tout est sec. Heureusement une maison apparait au bord de la route, trois mamies tapent la discute en attendant que sa passe! Un peu inquiètes au début, elles comprennent que je suis mort de soif! Et l’accueil Croate fait le reste. Eau fraiche, sirop... blablabla??? sauf que je comprend rien au Croate! mais j’ai l’habitude! Si je comprend rarement les questions, j’ai toujours bon sur les réponses??? Il y en a quatre qui arrivent souvent dans le même ordre. “D’où tu viens?” Tu t’appelles comment? T’as quel âge? Elle est où ta copine? ...

Une fois l’interrogatoire terminé ponctué de sourires et d’encouragements je reprend la route. Oguline est encore trop loin pour cette journée étouffante de chaleur... et d’ultimes petits cols interminables apparaissent toujours quand on pense qu’enfin c’est fini.

Il est 18h passé quand je débarque dans cette petite “grande ville” d’Oguline. Le plein d’eau fait, un ou deux achats, je pars à la recherche d’un coin pour passer la nuit... Fatigué je n’ai pas le courage pour plus de kilomètres. Comme toujours dans ces moments là, notre instinct est notre meilleur allier. Je prend une petite route qui monte sur les hauteurs de la “ville”. J’atterri dans un village très ouvert comme la Croatie en regorge. Pas grand monde, je tente la sonnerie d’une maison. Personne. Une personne remonte la rue un peu plus haut! Je le tente en anglais mais elle me répond en croate??? difficile de lui expliquer que j’ai repéré une petite prairie ou je voudrais très simplement poser ma tente pour la nuit!!!

Finalement après moultes explications où je je ne comprend rien, elle m’invite à la suivre. Une jeune maman affairée dans son jardin parle anglais! parfait. Sans soucis, elle m’autorise à rester sur ce petit bout de pairie. Presque étonnée que je demande!
A peine posé le vélo, je peux enfin me poser moi même! trente seconde de répit, et c’est le défilé de tous les gars du village qui me voit? “Nénéné, it’s private here?! Alors il faut que j’explique que j’ai déjà demandé l’autorisation et il repartent satisfait “okay, okay, ...... euh t’as besoin d’un truc? Le début de ma rencontre avec les Croates. La froideur du premier contact cache une vraie sympathie et un vrai sens de l’accueil.
Je suis l’attraction du village, il ne faut pas longtemps pour que tous les gamins du village rappliquent! Timides mais intrépides, ils ne s’approchent pas trop, le vélo les intriguent... et puis ils sont si heureux de pouvoir pratiquer les quelques mots d’anglais appris à l’école et à la télé?! Heureusement la nuit tombe et je peux enfin manger et monter ma tente tranquillement???

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Dino, un jeune de 17 ans, du village, venu avec son père Jeriko plus tôt reviendra deux ou trois fois m’apporter des fruits, de l’eau, discuter. Cet accueil chaleureux me redonne la joie de voyager.
Je dois décoller tôt le lendemain, il fait chaud et j’aimerai atteindre la côte le soir... 80 kilomètres plus loin avec un gros col à passer.

Alors que je fini de boucler les sacs vers 7h00, Jeriko arrive les bras chargés d’un bon thé chaud et de petits gâteaux. Il m’explique la route, une excuse pour discuter de tout et de rien, de la France, avec quelques mots d’anglais et de francais.

Le coeur léger et une poignée de main chaleureuse, j’enfourche mon vélo direction la côte. Une longue journée. Je dois franchir une petite chaine de montagne. Personne, de la foret pendant des kilomètres et des kilomètres. Un ou deux camions chargés de bois, et une vingtaine de voitures seront mes seuls “compagnons”... Il fait chaud et la montée du col encore une fois interminable! Jeriko m’avait dit une trentaine de kilomètres de montées tranquille et après c’est que de la descente!!! Bon se sera plutôt 50 kilomètres de montées et 30 de descentes!

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Alors qu’enfin j’attend le col, je me laisse basculer vers la mer. En quelques centaines de mètres le paysage change brutalement. La forêt laisse place à des collines pelées à l’herbe rase.

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Le soleil est brulant! j’attend la côte à Novi Vinodolski, une petite ville balnéaire. Soleil, baignade, pique nique, pas très motivé pour poursuivre, je pose ma tente dans un petit camping au bord de la plage. J’y resterai un jour.

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Sur les traces du Plavac mali...
Je reprend la route le surlendemain, alors qu’il souffle un fort vent d’est! Ma punition d’avoir flemmardé un jour de grand beau! Les rafales sont violentes, et c’est parfois “limite”!. Je suis la côte direction le sud. Comme toutes les routes côtières, sa monte et descend incessamment! J’ai biensur plus souvent le vent dans le nez que dans le dos, ça aurait été trop simple!. En milieu d’après-midi les nuages laissent enfin place au soleil et le vent tombe. Je rejoins ma première île, Pag.

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Un ferry m’y emmène. Un paysage rocailleux, pellé... Quelques chèvres et brebis y trouvent là, je ne sais comment, de quoi se nourrir. Le fromage la rare production de l’île... je découvrirai au sud quelques vignes, dans une partie plus “verte”.

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Je comprend vite que le camping sauvage n’est pas très apprécié!!! et être discret dans cet univers pelé! pas facile.

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Je cheminerai tout au long de ma descente de la côte en camping “chez l’habitant”... l’occasion de rencontrer les Croates et de discuter.

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Sur la côte très touristique tout le monde parle anglais et ça aide. Je descend cette île magnifique de Pag et rencontre Denis Rako, oenologue-vigneron sur l’île. Il me rencarde pas mal sur le Plavac mali, le cépage emblématique de la Croatie.
Le Plavac mali m’intéresse particulièrement car c’est sans nul doute le cépage rouge le plus qualitatif de Croatie. Son climat de prédilection, la Dalmatie du sud, cette régions qui s’étend sur tout le sud de la Croatie. Il a la particularité d’être cultivé dans des coteaux plein sud de forte pente qui surplombent la mer. La plupart d’entre eux se trouvent sur des iles. Aller à la découverte de ces coteaux et de leurs vignerons, le fil conducteur des prochains jours. Les contraintes de ferry ne me limiteront pas mal, malheureusement.

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Je chemine ainsi entre continent et îles, a travers de magnifiques paysages... n’oubliant pas de ponctuer chaque fin de journée par une séance baignade dans cette eau cristalline! Après 80 ou 90 kms de vélo sous un soleil de plomb c’est un plaisir dont on ne peut se priver. L’île de Hvar reste peut être celle qui m’a le plus marquée.

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Le ferry qui vient de me ramené sur le continent depuis l'île de Hvar repard vers l'île pour son ultime convoyage.

Le lundi 9 septembre, je ne suis plus qu’à 130 kilomètres de Dubrovnik, mon objectif final. La pluie est une bonne excuse pour me reposer et manger un bon repas! Tout le monde me préviens que mercredi c’est grosse pluie! Je pense alors prendre le ferry mercredi! Je n’ai donc plus que mardi pour faire la route?!.

130 kilomètres, durs, longs avec encore beaucoup trop de montée/descentes et surtout une circulation hyper dense!!! J’enrage parfois d’avoir voulu poursuivre jusqu’à Dubrovnik. Cette section n’est pas toujours une partie de plaisir. Si les camions font vraiment gaffe, les chauffeurs de bus eux sont de vrais dangers publiques!!! Je lance à plusieurs reprises quelques noms d’oiseaux tellement ils m’excèdent. Et puis l’arrivée du contrôle anti-pollution sera une vraie révolution en Croatie!!!!!

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Enfin, Dubrovnik est là... les superbes lumières du soir m’accueillent à mon arrivée... Je suis heureux d’avoir atteint cette magnifique ville, chargée d’histoire. Son port et ses remparts.

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Je me rend très vite compte que la ville est dense et hyper touristique! Finallement les vendanges ne pressent pas!. Je reste trois jours. Trois journées peu reposantes tant ici tout est touristique, business et un poil oppressant. Je peux malgré tout profiter de la vielle ville tôt le matin avant que les bateaux et les bus déversent leurs flots de touristes... Je rencontre quelques français bien sympas.

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La suite du voyage se passe en Italie, de l’autre côté de l’Adriatique pour les vendanges. Elles devraient débuter autour du 18-20 septembre, le temps de préparer la cave et quelques contrôles maturité... Il est temps que je prenne le ferry pour traverser. Une longue nuit en perspective!
Je prend donc celui du vendredi soir... départ 22h, arrivée prévue à Bari (sud de l’Italie) le lendemain à 8h00 du matin.

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4 886 Kms cumulés

Commentaires

Yop Mick,

Toujours aussi bien.
Pour le vent, tu as été entraîné en Corse ;-)

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