Message d'erreur

User warning: The following module is missing from the file system: file_entity. For information about how to fix this, see the documentation page. in _drupal_trigger_error_with_delayed_logging() (line 1143 of /home/users4/p/pierrefradin/www/baicchus/drupal/includes/bootstrap.inc).

Turquie partie I : Istanbul > Cappadoce... Quand l’hiver nous rattrape.

Après quelques jours à Istanbul, il est temps de reprendre la route. Mais quelle route? L’hiver est là et il est bien difficile de prédire les conditions à venir. Nadine et Ivan, sont bien motivés pour la route du centre de la Turquie par la Cappadoce. Mon idée originale, rejoindre la Géorgie par la Côte de la Mer noire (nord de la Turquie), aux températures moins rudes. Mais on est pas ici tous les jours et à trois il est plus facile d’affronter les conditions hivernales difficiles.
On décide donc de continuer la route ensemble, et de traverser la Turquie par la Cappadoce. Une longue route mais l’équipe surmotivée fonctionne bien...

pb300265.jpg

Mercredi 20 Novembre, Güle güle Istanbul, cap sur la Cappadoce.
Première étape traverser le Bosphore, direction “l’Asie”. Pour éviter l’est d’Istanbul hyper urbanisé au trafic dense, on prend un ferry pour Yalova sur les bords de la Mer de Marmara au sud. Traversée tranquille, mais ma tige de selle prend un vilain coup. C’est une pièce maitresse... Non seulement elle supporte ma selle et mes ptites fesses mais est aussi  l’attache de ma remorque. Je dois en trouver une de rechange. La prochaine grande ville Orhangazi n’est pas si proche. La magie turque saura encore être au RDV.
Notre première après midi de vélo se déroule sou un grand soleil et une agréable douceur (la dernière!!). Petite panne mécanique sur une auto route surfréquentée où les poids lourds ne manquent jamais de nous saluer. Premier arrêt au stand pour Nadine dans une station service. La chambre à air fait des sienne. A peine posé les vélos, les gars de la station viennent à notre rencontre. Notre Turque est trop limité pour satisfaire leur curiosité... Malgré les talents polyglottes de Nadine. Pas grave, un coup de fil a un pote qui parle anglais. Cinq minutes plus tard, il est là... un Tchaï (thé noir, boisson nationale en Turquie) en main on papote voyage, il veut absolument nous offrir à manger! Mais la route nous attend et notre estomac encore bien rempli! On a toute les peines du monde à redécoller...
C’est ça l’accueil turque...

Ce n’est que le début du formidable accueil que l’on croisera sur notre route.

Si tu veux voyager vite en vélo, oublie la Turquie, ou alors il faut vraiment être allergique au Tchaï... et encore ils ont toujours la solution de secours, le Nescafé. Alors oui, la Turquie c’est magique mais faut avoir du temps.

A Orhangazi, on débarque dans cette ville de province où peu de touristes doivent faire escale! Comme toujours avec nos vélos arborants les drapeaux de nos pays ... J’en ai un tout neuf, cadeau de Nadine et Ivan ... on est pas vraiment discrets. Une ou deux tentatives pour expliquer en Turque que l’on cherche un magasin de vélo! Pas facile. Et on  nous emmène dans une petite ruelle. Un magasin de vélo!?! enfin sa s’y apparente. Le gars n’a pas la pièce... Le temps qu’un attroupement se forme autour de nous, d’un coup de fil... Un autre gars débarque en vélo avec une tige de selle. C’est le bon diamètre mais elle est tordue!!! Bon se sera toujours ça en attendant. On ne peu pas déroger au Tchaï et aux questions bien légitimes...
Rapidité, efficacité, sourire, sens de l’accueil et oui c’est ça la DQS (Démarche Qualité) à la Turque, version sans paprasse.

On reprend la route et posons notre tente au bord d’un lac magnifique quelques kilomètres plus loin. Comme chaque soir sous la direction de notre chef cuistot : Nadine... on a le droit à un super diner!

Le lendemain, la pluie est là. On décide d’emprunter les petites routes, les auto-route, c’est plus rapide, mais niveau tranquillité et sécurité c’est quand même pas l’idéal. On traversera l’ouest de la Turquie en empruntant au maximum ces petites routes jusqu’en Cappadoce. Une traversée merveilleuse à travers petites villes, villages, étendues immenses, sauvages ou agricoles. On traversera des hectares et des hectares de champs de betteraves à sucre... Des zones où il est plus facile de croiser des Kangals (chiens de berger Turques au collier à clous... rapides et peu chaleureux!!!) que des autochtones.

pb290240.jpg

On chemine durant quatre jours entre montées descentes, petits villages perdus, Tchaï à toute heure...

Fruits et légumes frais pour le diner!!! Cantine le midi, histoire de se réchauffer!...

Bivouacs tranquilles ou stressants! Quand des Kangals ont repéré notre bivouac et notre bouffe!!! Ils ne manquent jamais de lancer deux trois gros RWOUAAFF! à deux mètres de nos oreilles histoire de dire “merci” pour la poubelle!!!! A deux heures du mat’, montée d’adrénaline garantie.

Après quatre jours en pleine nature, on atteint Eskisehir, une grosse ville que l‘on avait pas suspecté si grande. On s’offre une virée dans un centre commercial Carrouf ! Retour en France vitesse grand V. Bah! ca ne me manquait pas, je sais pourquoi! Le seul intérêt, il y fait chaud et c’est bon d’enlever son bonnet pour quelques instants shopping. Avec tout ça, il est bien tard et on galèrera pas mal le long de cette auto-route à trouver un coin correcte pour poser la tente.
Au bout d’une dizaine de kilomètres, efficaces mais stressants, de nuit, enfin les usines et magasins en tout genre laissent place à quelques champs cultivés. Un chemin de terre sera notre sauveur. Réveil à six heures avec l’appel à Prière du Muezzine. Pas besoin de réveil en Turquie, c’est pris en charge par la Mosquée, voir les Mosquées aux alentours. Pas facile d’être rapide en Turquie mais c’est pas faute de commencer les journées par une grasse mat!.

Après une nuit très humide et fraiche, mais reposante car sans visite nocturne! c’est appréciable... On reprend la route toujours vers le sud-est, direction le lac salé de Tüz Gölu.

pb250106.jpg

Le paysage redevient plus plat, les villages s’espacent, le vent se refait aussi plaisir et est rarement en notre faveur. Mais les kilomètres défilent. La team a le sourire et les jambes en forme. Pas besoin de regarder sa montre. A l’heure du tchaï, il n’est pas rare qu’un camion s’arrête pour partager quelques gourmendises et le tchaï avec nous. A midi il nous est aussi arrivé d’être invité à manger à la cantine des ouvriers de chantier... Dur, dur de voyager.

pb240083_0.jpgpb240085.jpg

Les plus extraordinaires restent les Turques qui vivent en Belgique, en France ou en Allemagne et qui sont de retour en Turquie pour quelques jours. Ils veulent absolument nous rendre service. Ils s’arrêtent sur la route un peu plus loin, histoire d’être sur de nous attraper au passage. Si malheureusement on a besoin de rien, on en fait les plus déçu du monde! Il repartent après nous avoir indiqué la route, que l’on connaissait forcément, l’esprit un peu plus tranquille?! Mais il n’est pas rare qu’on les recroise quelques kilomètres plus loin les bras chargés de pains et autres gourmandises.
On a baptisé ces journées, les “Gift’days” autrement dit les "journées cadeaux"... Et parfois on les compte en kilo!!!
Oui! l’accueil Turque c’est extraordinaire.

pb280186.jpg

pb280198.jpg

Après quelques jours de lignes droites, où en générale le prochain virage on le voit venir de loin, nous atteignons la ville d’Emirdag. Quelques kilomètres avant la ville, le pneu de ma remorque, un peu fatigué et surement surgonflé après ma réparation du matin se déchire et est près à éclater... Il tient les dix kilomètres... avant que l’efficacité Turque n'opère encore une fois.

Arrivé à Emirdag, on a à peine le temps de commencer à chercher un magasin de vélo qu’une voiture nous accoste. “J’peux vous aider?”... Et tout s’enchaine sans avoir vraiment besoin de faire grand chose. Il nous donne RDV en bas de la rue. Comme toujours, les passants s'arrêtent et un attroupement se forme. Hassan, sorti de nul part à son magasin à quelques pas. Dans ce fourre tout magistralement désorganisé, il y a le pneu qu’il me faut. Petite négo du prix, normal... 25 LT (Livre Turque) soit 10 euros pour un super pneu. Une poignée de main, quelques coups de tournevis (méthode Turque pour déjanter un pneu!!!) J’ai peur à ma jante et à ma chambre à air mais le coup de main est rodé... Trois minutes plus tard je peux repartir avec un pneu tout neuf.
Rapidité, efficacité, sourire, sens du service...

pb250142.jpg

La journée est bien avancée, la pluie menace, et on ne serait pas contre une nuit vraiment tranquille pour une fois. On sort de la ville, au premier village on se dit que se serait parfait. deux gars rentrent au village à pied. Sezer, la vingtaine m’interpelle en francais parfait... La suite vous l’aurez compris, l’hospitalité turque a fait le reste. On nous propose la salle commune du village, mais les hommes qui y passent leurs soirées à boire des tchaï et discuter. Ce ne sont pas des couches tôt!!! La cousine de Sezer nous propose donc de passer la nuit chez elle. Ils vivent à 6 (Trois adultes et trois enfants) dans une pièce unique.
Sezer est né et vie à Bruxelles. Il est revenu voir de la famille au village, et fait l'interprète à merveille. Nous occuperons deux pièces difficilement chauffables de l’habitation annexe qu’ils n’occupent pas l’hiver. Un luxe pour nous.

pb260160.jpg

Il pleuvra une bonne partie de la nuit. Au petit matin on est invité à faire le marcher à Emirdag. Ivan choisit la méthode tracteur pour s’y rendre! La journée est bien avancée quand on rentre, la pluie recommence et on est pas très motivé!!! Sezer nous invite à rester dans la maison de ses parents inoccupée, pour y dormir et se reposer l’après midi. Les vélos avaient aussi bien besoin d’un peu de soins. La simplicité et la générosité de cette famille modeste ne peu que nous toucher. Les enfants et les femmes sont également très heureuses de pouvoir discuter avec Nadine. Car la culture “Islamique” reste marquée. A la campagne, les femmes ont peu l’occasion de s’échapper de la maison. Une conditions qui nous a malgré l’accueil chaleureux toujours un peu mis mal à l’aise pour elles.

Au petit matin, Sezer vient nous saluer... RDV est pris en France.

Longue journée de 65 kms et 600 mètres de dénivelés sur une route peu fréquentée.  On pose les vélos cent mètres en contre bas de la route vers trois heures et demi au sommet d’un col avant la tombée de la nuit (qui arrive vers 16h)!... Pas le bivouac le plus magique que l’on ai trouvé mais je me suis rendu compte que j’ai laissé mon bonnet chez Sezer?!!! Perdre un truc bêtement, il n’y a rien qui m’énerve plus... Et vraiment ça m’a mis de mauvais poil. Ce n’est qu’un bonnet direz-vous, mais en hiver c’est utile!!! et puis il garde mes idées et mon esprit au chaud depuis quelques temps déjà ! Un souvenir de voyage auquel je tiens.  Alors je lui devais bien un petit effort pour le récupérer!!!

Je décide donc de tenter l’aller-retour en stop! Un coup de fil à Sezer me confirme qu’il l’a bien retrouvé.

Dans la série “grosse dose de bonne étoile” comme dit Pierro, l’histoire du bonnet vaut vraiment le détour.
Je pose mon vélo, charge mon sac de deux trois trucs, on se met au point avec Nadine et Ivan sur les plans et éventualités, quand une belle Audi sport s’arrête. La situation s’apparente plus à : “j’ai un rencard et j’suis à labours!!!!” qu’à du stop!!!! Je remonte le talus à grandes enjambées. Hassan, la quarantaine, Business man, costard ajusté. Il me demande si on a besoin d’un truc?! Ben oui ... Emirdag? Ok pas de soucis! Je m'installe au chaud, fauteuil en cuir!!! le stop? au top!?
On fait la route entre anglais et leçon de Turque, on papote de tout et de rien, de la vie! et il me dépose chez Sezer. Le bonnet en main, heureux... Hassan me laisse s’excusant presque de ne pas pouvoir me ramener!?!

Reste le retour!!! La nuit est tombée depuis un bon moment maintenant. Je me poste à un croisement sous l’éclairage publique. Là, au bout d’une bonne demie heure et de quelques tentatives infructueuses, sa caille sérieux. J’me dit que ça va pas être simple! Un 4x4 s’arrête, je m’explique en Turque version “petit nègre” approximatif!!!! “Nonn mais laisse tombé, parle francais!” ... Fatih, la quarantaine, est né à Montmélian-Savoie. Il a étudié en France et en Angleterre avant de revenir dans le village familiale s’y installé comme paysan. 230 ha de terre et un business de farine en Ukraine. Oui la Turquie est un pays qui bouge et économiquement dynamique. Mon voyage le fait bien marré. Il passe deux trois coup de fils pour voir si il n’y aurait pas un bus! Pas de bus.. “Aller j’te ramène, ça me fait bien plaisir de parler Francais!”. Il rentre chez lui, mais fait pour moi 40 bornes aller-retour...
On passera une heure à parler Turquie, agriculture, juste cool et super moment. Il me laisse au col, une bonne poignée de main et reprend la route. Magique.
La générosité turque c’est pas un mythe.

La petite phrase humoristique que l’on se dit régulièrement avec Nadine et Ivan c’est “ In Turkey, don’t forget, one problem, it’s just one opprtunity for Tchaï and new friend” .... “ En Turquie n’oublie pas que chaque tuile, chaque panne est une invitation pour un tchaï bien chaud et un nouveau pote!”

Comment mieux l’illustrer!?

Je m'endors heureux et me réveille dans une moiteur pas très agréable. Le brouillard a stagné toute la nuit et tout est humide et glaciale. On plie les affaires et décide de filer à Yunak, la ville suivante pour un p’tit Dej au chaud. Une longue descente frigorifiante pour commencer la journée, rien de tel pour ouvrir l'appétit et se choper un bon onglet!
On trouve un resto ouvert... Nadine et Ivan adorent : soupe, saucisson et fromage au p’tit dej... Ils se moquent bien de moi avec ça mais j’avoue qu’un diner en guise de p’tit dej’ moi j’ai du mal!!!! Mais je m’y fait.

Vers 9h00, une fois réchauffés et rassasiés on fait deux trois emplettes... referme les sacoches. A la sortie de la rue principale, “ERREUR!” on demande notre route. Rapidement une dizaine de personnes s’attroupent pour nous donner chacun sa version. Tchaï, tchaï??? Non merci....
Un Stéphanois revenu au pays s’occuper quelques jours de son père malade arrive... Je ne me souvient malheureusement pas de son prénom. Je m’en excuse. Il nous avait vu sur la route la veille et a des remords de ne pas être venu nous rechercher pour nous inviter chez lui!!! Alors il tient vraiment à nous aider. On a toute les peines du monde à lui expliquer que nos sacoches sont pleines et que l’on apprécie vraiment sa gentillesse et sa générosité... mais rien à faire!!! Je craque, aller ok pour une boisson ou de l’eau... J’échappe aux poulets rôtis! Ils étaient pas près, mais ressors de l’échoppe chargé comme une mule, saucisson, Coca, jus d’orange, fromage... J’ai rien pu faire...
La générosité Turque c’est pas un mythe!
On se quitte avec une poignée de main chaleureuse les sacoches chargées de 7kilos supplémentaires, pris dans le flux de la situation, je n’ai pu le réflexe de lui demander son adresse. Il habite St Etienne, et travaille à Vaux en Velin, dans un magasin de peinture pro, près du BUT, dans un centre industriel?! Pas très précis, mais si jamais un lecteur le croise, je serais très heureux de venir le revoir une fois rentré.

pb290220.jpg

pb290206.jpgUn peu de bricolage pour Ivan.

Bien chargé, nous sommes d’attaque pour une longue journée fraiche, ventée, par un soleil de novembre blafard et pas franchement chaleureux. La chaleur est ailleurs! La bonne humeur et les énigmes d’Ivan occupent toujours l’esprit quant les jambes pédalent.

pb290229.jpg

On passera deux belles journées de vélo efficaces. Et enfin nous atteignons Cehanbeyli, la ville sur les bords du lac salé Tüz Gölü. Les températures sont fraiches mais le soleil reste fidèle.
Il nous reste un peu de temps avant de poser la tente dans ces vastes étendues de prés salés, plates et sans un arbre. On tente les raccourcis, mais ça ne marche pas à tous les coups et cette fois-ci il ne semble pas que l’on fasse route dans la bonne direction. Les troupeaux sont partout gardés par leur gardiens qui chevauchent fièrement leur braves montures aux grandes oreilles... Surtout toujours connecté!

pb290237_2.jpgBusinessAne... Always connected!

Mais le taf c’est surtout les Kangals qui gèrent!!! Alors quand ils peuvent changer de cible et venir nous courser... ils ne manquent jamais à l’appel. Ivan, qui a eu quelques soucis avec les chiens dans sa vie antérieurs ne vivra pas bien cette après-midi là. On a déjà fait trop de route quand on se rend compte de notre erreur d’itinéraire, mais cette fois la magie Turque n’opérera pas.
On croit trouver notre sauveur dans ces étandus pleines de Kangals quand une voiture s’arrête. il parle Allemand. Nadine prend les choses en main. Il nous propose de le rejoindre chez lui quelques kilomètres plus loin prendre un tchaï et discuter d’une place pour la nuit. On pose nos vélos dans la court et on se voit déjà planter nos tentes pour une nuit bien reposante et tranquille.

On ne sait pas se qui se passera, mais il nous explique à demi-mot que c’est mieux pour nous de ne pas rester chez lui??? ni dans le village. Mais je connais un bon coin à deux kilomètres!?!? La nuit tombe et on le presse un peu pour qu’il nous montre ce coin. On repère qu’il évite le centre du village et prend les ruelles détournées. Arrivée sur zone, juste un coin qui s’apparente plus à une mini décharge avec deux dunes, et trois Kangals en quête de quelques choses à grigonter!!!! Noooooo, c’est juste des chiens, ils sont pas méchants qu’il nous dit!!! Là on a compris qu’il voulais vraiment se débarrasser de nous!!!! Rien de bien cool pour passer une nuit sereine. On repère en bordure du village une maison en construction sans fenêtre. Il nous dit que y a pas de soucis. Va pour la maison, au moins les chiens ne viendront pas y roder. Pas facile de poser les tentes dans une des pièces jonchées de gravas et de pointes. Notre fée ne nous a pas totalement abandonnée. Un gros rouleau d’isolant mural est là abandonné. Un peu de nettoyage et de génie d’Ivan MCGyver. On peu dresser les tentes sans risque de dommage pour les fonds de tente. Nadine met tout son coeur pour nous concocter des pâtes délicieuses. 18h00, extinction des feux... Il fait déjà 0°C. Une longue nuit commence. On ne se sent pas très tranquille et on sera réveillé régulièrement par des voix, des coups de feux au loin!!!! On ne saura jamais où on a atterri mais c’est pas cette nuit que l’on a dormi sur nos deux oreilles!!! Le soleil pointe son nez à 6 heures et malgré les -4°C il ne nous faut pas bien longtemps pour déplier les tentes et avaler notre petit dej’.

pb300252.jpg

On galèrera un peu, sans carte ni GPS, à travers piste et route plus ou moins goudronnée a retrouver notre route. Le GPS people reste le plus fiable.
On atteint tard dans l’après midi, luttant contre le vent frisquet, la ville d’Eskil au sud du lac. Cette nuit vraiment on veut une vraie nuit reposante. Dix kilomètres plus loin, un village typique de cette zone, maison en pierre et torchis au toit de chaume recouvert de terre. Le village surplombe les prés salés, l’endroit nous inspire.

pb300285.jpgpb300292.jpg

On sonne à la porte d’une ferme. Gaffar et Mehmet, deux frères agriculteurs et leur familles nous accueillent à bras ouvert. Sourires, tchaï a domicile... coucher de soleil splendide... repas au chaud. Cette fois on la tient notre nuit reposante.

pb300308.jpgGaffar et Mehmet au fond et les deux filles de Gaffar.

pb300305.jpg

pb300312.jpg

Une soirée mémorable et deux familles fantastiques... Ce sera dur de les quitter.

pb300278.jpgpc010355.jpgTchaï à toute heure!

pc010364.jpgLe Mont Hasan -3253 m.

pc020398.jpgAvec ce vent on a beau chanter "I believe I can fly" et y croire... Y aqu'en pédalant qu'on avance !

La route est encore longue jusqu’à la Capadoce mais reposés les kilomètres sont un régale. On ne tarde pas à avoir en ligne de mire, le Mont Hassan, un 3000 déjà bien enneigé. Il nous accompagnera jusqu'en Capadoce. Ce soir l’ojectif c’est Aksaray et HOTEL!!! Douche chaude à volonté (pas vu la douceur depuis???? plus d’une semaine!!!!) ,grosse bouffe et dodo au chaud. Le confort c’est bon quand même.

pc010378.jpg

Trois belles journées plus tard, entre visite de jolis sites troglodites... le Star War Panorama, quelques cols, des paysages splendides et des bivouacs cool et tranquilles.

pc020401.jpgpc020419.jpgpc020429.jpgSite de la cathédrale de Selime.

Dernier bivouac froid au vent glacial, avant un peu de repos au chaud à Göreme... l'hiver est définitivement là.

pc040497.jpgpc030493.jpgpc040512.jpgpc040522.jpg

Mercredi 4 décembre, par notre première journée intégrale en dessous de zéro degré et 82 kms parcourus en quatre heures et demi... on atteint la vallée de Göreme, ce village troglodyte magnifique.

pc040528.jpgpc040532.jpgLa Vallée de Gôreme.

Haut lieu touristique. Repos au programme des quatre prochain jours. On a bien besoin de faire le plein de calories... après ces 800 kilomètres de pédalages et de belles rencontres depuis Istanbul.

Une fois n’est pas coutume, on s'est envoyé en l’air!!!! Et c’était vraiment beau.

pc060534.jpgpc060569.jpgpc060586.jpgpc060648.jpg

7 060 Kms cumulés

Commentaires

Bravo ! De mieux en mieux. Vis pleinement ces instants, ce que tu fais est super. On rameute Vaulx en Velin pour retrouver ton pote (Nathalie y travaille...)

Pages