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Valle d’Aosta > Valais par le col du Grand Saint Bernard, 2475m.

Valle d'Aosta - CERVIM.

En cette fin juin, le beau temps tant attendu se maintient... Les conditions en montagnes sont exceptionnelles... mais faute de compagnons disponibles je dois me contenter de les admirer du bas! Je n’ai pas de rendez-vous avant le mercredi suivant (6 juillet 2013). J’ en profite pour arpenter le Val d’Aoste et ses longues vallées durant les quatre prochains jours. Je basculerai ensuite vers la Suisse par ce long et historique Col du Grand Saint Bernard.

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Je prend une journée pour arpenter les nombreux coteaux du Val d’Aoste et passer au CERVIM, basé à Aymaville. Le CERVIM est une association dont l’aventure a démarré il y a plus de trente ans. Initié par les Valdotains, cette organisation s’est donné pour mission de protéger et promouvoir les régions viticoles situées en montagne, en forte pente et dans des zones isolées, “héroïques”... comme les îles. Le CERVIM regroupe de nombreuses régions viticoles d’Europe et du monde. Je dois rencontrer Gianluca Macchi, directeur du CERVIM, Roberto Gaudio, le président étant malheureusement indisponible. Mon passage tombe mal... le prochain concours international des vins de montagne et de forte pente organisé annuellement par le CERVIM se tient dans quelques jours à Rome. Tout le monde est bien occupé.
Roberta, la secrétaire, m’accueille très gentiment et nous discutons un bon moment des aspects organisationnels et politiques du CERVIM.

Gianluca débarque juste un peu plus tard de Suisse où il dégustait pour un grand concours. Il prend un long moment pour échanger et discuter de mon projet. De ce qu’il serait possible de faire ensemble. Il m’invite à participer à une dégustation à l’Institut Agricole du Val d’Aoste sur un nouveau “process” ayant comme objectif de suppléer l’utilisation de SO2 dans le vin... Projet révolutionnaire et ambitieux développé par la société INTERGRAPE... Un projet qui demande encore pas mal de travail!?!?... après dégustation.

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Je dois reprendre la route... et rencontre par hasard au bout d’une parcelle Mr Charrére, fondateur du Domaine des Crêtes. L’un des domaines particuliers les plus emblématiques du Val d’Aoste. Un homme pasionné, passionnant. Mon projet le touche. Quelques minutes d’échanges et nous filons à la cave. Malheureusement il ne peut pas me recevoir plus longtemps, un RDV l’en empêche. En me souhaitant bon vent il me laisse deux bouteilles du domaine pour déguster. Une Tournette 2012 (vin rouge issu du cépage Petit Rouge) et une Petite Arvine 2012. Pour sur je repasserai.

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Cervinia... Ma première course cycliste !!!

Le lendemain, je dois prendre un peu de temps pour finaliser l’organisation des prochains jours et la mise à jour du blog! toujours très gourmand en temps! Je ne prend la route que tardivement, direction le sud du Val d’Aoste et la vallée de Breuil-Cervinia... Le pied du mythique Monte Cervino, plus connu en France sous le nom de Cervin.

La pluie est finalement de passage, m’obligeant à poser la tante après une cinquantaine de kilomètres et 10 kms de montées bien plus ardus que prévu!!!

La pluie laisse place le lendemain a une tempête de ciel bleu. Le soleil est accablant, seul le petit air frais qui descend des cimes rend l’effort supportable. Lesté de 4 bouteilles... ça parait peu! mais dans les portions à plus de 10 % j’enrage d’en avoir accepté tant! Les boire? dopage illusoire... Les cacher au bord de la route et les récupérer à la descente... Quand même!!! et puis surtout aujourd’hui c’est course cycliste nationale! La route qui monte à Cervinia est donc laissée prioritaire aux vélos mais les photographes et cyclos me doublent incessamment!!! Je suis un peu l’extraterrestre du jour... J’ai le droit aux encouragements des dizaines et dizaines de cyclistes qui me doublent. Certains prennent quelques instants pour discuter... mon allure d’escargot leur donne l’occasion de récupérer!!!  L’hélico de la course nous survole de près à plusieurs reprises et j’ai le droit à quelques clichés des photographes de la course...
La réponse “SI” à la question “tu montes jusqu’à Cervinia??” provoquait le plus souvent un Ah! avant le “bon courage” d’usage... Ma carte assez peu précise ne m’indiquait pas l’altitude finale de Cervinia??? Rapidement je comprends... C’est haut et les lacets finaux faut s’accrocher. Je découvrirai le lendemain à la descente!? que certaines portions atteignent les 15%.

La montée fut donc longue et assez usante... Je n’ai pas poussé le vice de franchir la banderole d’arrivée quand même! ... Le speaker et la foule amassée à l’arrivée c’était un peu trop! Je parviens de justesse à trouver une ruelle et à m’échapper avant la ligne située sur la route principale et seule route qui mène à Cervinia.

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A peine ai-je posé le pied par terre qu’un monsieur m’interpelle en Italien... Souriant il arbore aux pieds ses chaussons de ski de rando... Sans autre détour nous discutons de la neige exceptionnelle pour la saison. En attendant son beau fils resté faire bronzette en alltitude, il me propose un verre? Lui disant que j’arrivais de Lyon, il me branche directe sur la gastronomie... Baucuse en prend pour son grade, Veyrat est encensé!!! Sa culture gastronomique semble assez impressionnante. C’est un industriel de Turin spécialisé dans les “connecteurs”. Semble t il l’un des plus grand producteur mondiale??? Il me raconte ses histoires incroyables de voyage et autre... Encore une rencontre étonnante. Je reprends mon vélo et trouve un coin tranquille pour me poser face au Cervin.
C’est vraiment une belle montagne... Elle parait si proche juste au dessus des alpages verdoyants. Mais l’arête du Lion, l’arête qui se dessine à gauche du sommet (la voie normale Italienne) est capricieuse et ne se laisse pas gravir si facilement. Le Cervin reste un 4000 majestueux, présenté par certains comme la montagne parfaite!

Repos, bain de soleil, le soir est là... les pâtes je commence à saturer!!! Alors je craque et m’offre un resto. Je dois passer le Col du Grand Saint Bernard demain et j’ai besoin de bien manger! Je m’installe en bordure de Cervinia au “Ristaurante Metzelet”. Ma remorque  fait un peu sourire le patron!!! Je mange comme un roi!!! et paie le tarif de l’invité... Son sens de l’accueil et sa considération me touche. Il m’indique un super spot pour bivouaquer... face au Cervin.

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Lundi 1er juillet - Cervinia > Col du Grand Saint Bernard, 2475m.

Petit dej face au Cervin... grandeur nature... quoi de plus beau pour commencer une journée?! Le partager, si! ça aurait été le must.

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Aujourd’hui passage de la troisième frontière du Baïcchus Tour, Italie-Suisse. Par le col du Grand St Bernard.
Il est 7h00, grand temps de prendre la route. La journée va être longue et chaude. Je dois remonter le val d’Aoste vers le nord jusqu’à Aoste, ou je bifurquerai à droite dans le vaste vallon de la Valpelline qui se dédouble ensuite. A gauche vers le nord-est, le Grand Saint Bernard et à droite vers l’est, la Valpelline.

La descente de bon matin c’est toujours facile!!! Les 25 kms de descente sont avalés en un rien de temps... fleurtant régulièrement avec les 60km/h. La remontée vers Aoste est également rapide... aujourd’hui les jambes ont la forme et ça fait plaisir. A Aoste je fais quelques emplettes. J’attaque la montée en fin de matinée. Pique nique et sieste son obligatoire à 13h00, il fait bien trop chaud pour pédaler!.

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Vers 15h30 je reprends la route. La route monte et descend mais monte surtout beaucoup, beaucoup. Passé la bifurcation avec le tunnel, la circulation laisse la place à une route plus étroite ... enfin calme. C’est un réel plaisir que de remonter ce vallon qui devient sauvage et tranquille, les lumières sont magnifiques.

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J’en profite pour filmer et faire des photos... Mais le temps défile!!! et les quelques personnes intriguées par mon “vélo spécial” comme disent les Italiens ne me met pas en avance!!! Il est presque 20h quand je passe le col après les interminables kilomètres finaux. Un cyclo Allemand, sorti de nul part partage avec moi les derniers rayons du soleil et le passage du col.

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Il trouve place dans l’une des deux auberges du col. Pour ma part, je file jusqu’à l’hospice. Heureux d’avoir atteint ce soir ce bel endroit... Haut lieu du voyage, lieu spirituel hors du temps, passage connu depuis le Néolithique.

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Le froid se fait piquant. La neige est encore partout au col, le lac encore glacé, laisse transparaitre une ambiance particulière. Magique. Je voulais passer un peu de temps à l’Hospice mais les foules qui y sont amassées me font fuir. Je bascule versant Suisse. Un peu plus bas, je trouve un espace tranquille, sans neige, proche d’un petit torrent pour la nuit.

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La nuit est féérique, je dine sous les étoiles. Toujours préférable de ne pas utiliser la frontale, et d’être discret.

Au petit matin , les premiers rayons du soleil me réveil. J’ai tout mon temps aujourd’hui. Les 97 kms d’effort et 2200 mètres de dénivelés d’hier se font un peu sentir et je m’accorde du temps ... Aujourd’hui je n’ai qu’à me laisser glisser jusqu’à Martigny, 47 kms plus bas. Les paysages d’alpage laissent place à la vigne et à la ville.

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Retour parmi les hommes, pour une belle semaine de rencontres en perspective. Je consacre la semaine au vigneronnes et vignerons Valaisans.

2 451 Kms cumulés

Commentaires

Du bien beau vélo dans un bien beau paysage... vas y Mickael, je pense que t'est bon pour le maillot à pois !

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